Parkeerwachters van BESIX Park vatten handtassendief in Verviers

Artikel La Meuse 25/11/2016:

Les agents de Besix Park ont l’habitude d’être conspués par les Verviétois. Ce mercredi, deux d’entre eux ont porté assistance à la victime d’un vol avec violence, allant même jusqu’à poursuivre le voleur et l’attraper. L’un d’entre eux nous donne le récit des faits, histoire de rappeler qu’ils ne sont pas là que pour distribuer les contredanses.

Jonathan et Bernard ont pris l’habitude de se faire discrets quand ils arpentent les rues de Verviers dans l’exercice de leur fonction : ils sont agents de Besix Park, le gestionnaire du stationnement à Verviers. Mais quand ils voient une personne malmenée en rue, pas question de rester en retrait. Le cas de figure s’est encore produit mercredi alors qu’ils effectuaient leur mission dans la vieille ville.

«  Aux alentours de 14h30 mercredi, mon collègue Bernard et moi, on contrôlait du côté de la rue Jean-Simon Renier quand on a entendu les cris d’une femme », raconte Jonathan. Les deux agents remarquent alors qu’un individu cherche à arracher le sac à main d’une passante. Le voleur s’en emparera finalement en poussant sa victime à terre. Cette scène n’a pas laissé indifférent Jonathan qui s’est alors lancé à la poursuite du voleur. «  Deux jeunes filles se trouvaient sur son chemin, du coup ça l’a dévié de sa trajectoire et ça m’a permis de l’attraper. » Une scène qui nous est confirmée par un habitant de la rue Renier.

L’interpellation se fait sans la moindre violence, commente Jonathan qui maintient alors le voleur contre un mur et décide de prévenir la police. «  Il ne s’est pas débattu et m’a dit «c’est bon, j’arrête». Il avait besoin d’argent et était un peu désespéré. »

Mais à l’arrivée de la police, la victime a disparu. «  Elle a eu tellement peur qu’elle est retournée chez elle. La police n’avait donc pas de preuve concrète et l’agresseur n’a pas été arête », poursuit Jonathan. «  Finalement, elle est revenue sur les lieux de son agression et elle a pu parler aux policiers. Elle a dû aller à l’hôpital parce qu’elle a fait une crise d’asthme à cause du choc, mais elle était contente qu’on lui rende son sac qui contenait pas mal d’argent ! »

Pour Jonathan, comme pour son collègue Bernard, leur intervention était naturelle. «  C’est même obligatoire pour nous en tant qu’agent Besix », assure-t-il. «  Mais en plus, c’est naturel. On ne va pas rester sans réagir face à une telle situation. » Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que Jonathan intervient face à un comportement délictueux. «  C’est la deuxième fois que ça lui arrive », confirme Stéphanie, une autre collègue. Et Jonathan de nous expliquer : «  c’était l’année passée. J’étais dans la rue Xhavée, quand une dame était sur le point de se faire agresser dans la banque Belfius. Je n’ai pas dû courir après l’agresseur, mais j’ai immédiatement appelé la police. »

Si Jonathan nous raconte cette histoire de bon samaritain, c’est aussi pour casser l’image très négative des agents de Besix Park à Verviers, perçus uniquement sous le prisme des contraventions salées qu’ils distribuent.

A.F.